02.06.2008

Vide-grenier

163325064.jpgLe vide-grenier annuel de ma commune avait lieu hier. C’est une bonne occasion de se débarrasser de tous les objets hérités des uns et des autres et que nous n’utiliserons jamais. Comme nos greniers sont pleins à ras bords et que nous nous sentons obligés maintenant de participer activement à la vie communale, nous avions décidé de nous inscrire pour la première fois.

 

Après avoir sélectionné quelques vieilleries (les plus accessibles surtout) et les avoir légèrement dépoussiérées, nous les avons stockées dans des grandes caisses en plastique qui servaient à transporter les lapins quand mon compagnon en faisait l’élevage.

 

Dès 7 heures du matin, nous nous sommes rendus sur la place devant la salle des fêtes. Il y avait déjà beaucoup d’autres vendeurs qui s’installaient et les professionnels qui commençaient leurs rondes autour des stands. Nous ne savions ni ce qui pouvait se vendre, ni les prix pratiqués et nos voisins (d’autres gens du village) non plus, mais l’humeur était joyeuse.

 

Un brocanteur que nous connaissions vaguement a vite repéré le seul objet qui avait une petite valeur : un appareil très ancien pour rouler les cigarettes, métallique avec une petite manivelle. Nous l’avions estimé à 20 €. Il nous en offrait 5 ! Il est repassé trois fois mais je n’ai pas cédé. Nous l’avons finalement vendu 10 € à un autre pro.

 

Et pour couronner le tout, nous avons même vendu à une célébrité : une actrice et écrivain française, accompagnée de sa fille, elle aussi comédienne. Elle a emporté pour 7 € un lustre sans valeur qui venait de l’appartement que la tante de mon compagnon a quitté pour la maison de retraite.

 

Elle semblait bien s’amuser sous son chapeau jaune bouton d’or (pour passer inaperçue paraît-il !). Tous les gens ici, habitués, font semblant de ne pas la reconnaître, mais dans son dos, les portables s’allument : « devine qui je viens de croiser… » et ce matin, tous les villageois pourraient vous dire ce qu’elle a acheté !

 

Une forte averse orageuse a mouillé la marchandise et chassé tout le monde en début d’après-midi.

 

Mais nous avons passé un bon moment (y compris à la buvette) et sommes prêts à recommencer l’année prochaine.