05.09.2007
Les (mauvaises) humeurs de Mamie Mougeotte
Elle en a assez de recevoir des catalogues de vente par correspondance remplis de feuilles volantes qui s'éparpillent sur le plancher quand on les ouvre. Elle ne connaît personne de son entourage qui prenne le temps de lire les lettres qui les accompagnent. Et vous ?
Elle ne supporte plus les comédiennes de la pub qui font semblant de mal jouer pour faire croire qu'elles sont Madame tout le monde qui donne son avis bienveillant sur la dernière trouvaille marketing de nos chères multinationales.
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03.09.2007
N°16 du 3 septembre 2007

Rendez-vous ce matin à l'ANPE pour mon premier entretien de suivi mensuel. La conseillère est sympathique et a tout de suite noté que j'étais dans une démarche de création d'entreprise. Elle a à peine regardé le beau CV "par pôle de compétence" que j'ai tant bien que mal rédigé ces jours derniers. Je n'arrive toujours pas à le faire tenir sur une seule page recto, je ne suis pas assez douée en WORD. Je le trouve pourtant très lisible tel qu'il est et j'ai lu sur le site de l'APEC que pour un cadre expérimenté, 2 pages c'est toléré.
En rentrant, je n'ai pas pu m'empêcher de publier ce CV sur le site de l'ANPE, de l'APEC et de WEBCIBLE. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à tirer un trait sur le passé ? Une offre acceptée me servirait-elle de revanche et m'aiderait à "faire mon deuil" ? C'est vrai que je rêve toujours de participer à la création d'une chaîne de traitement informatique des crédits parce que j'enrage de ne pas pouvoir utiliser toute l'expérience et les idées que j'ai sur ce sujet. Ca me semble un véritable gâchis. Et puis j'ai toujours ce besoin de sécurité face à la peur ancestrale et familiale de manquer : mes grands-parents ont dû quitter leur région natale pour gagner leur vie, ça laisse des traces.
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23.08.2007
N° 15 du 23 août 2007
Hier, je venais de dire à la femme de ménage que j'allais abandonner mon projet de vente de bâtiments, quand le téléphone a sonné. C'était un homme qui avait trouvé le site de ma franchise sur Internet et qui souhaite construire sur son terrain en Corrèze un local à louer à un étudiant. J'étais tellement surprise que j'ai beaucoup bafouillé pour répondre à sa demande.
J'ai aussitôt appelé mon responsable commercial à Paris pour lui dire que je manquais sérieusement de données récentes et fiables pour répondre aux questions et lui faire part de mes doutes concernant l'existence d'un marché dans cette nouvelle gamme de prix. Il m'a assuré du contraire et m'a donné un argument qui m'a fait réfléchir : on peut réussir une affaire rien qu'en étant réactif. Pour comparer les prix, justement, il a envoyé des demandes de renseignements chez divers concurrents et il a eu très peu de réponses.
De mon côté, je me suis mise à la place d'un client qui veut une résidence de loisirs et j'ai cherché sur Internet. Je n'ai pas trouvé grand chose. J'ai reçu la doc. sur les mobil-homes : il faut compter autour de 1000 € le m² + 3000 € de loyer annuel pour l'emplacement. On ne peut pas en profiter 12 mois sur 12 et il faut le remplacer au bout de quelques années par un neuf. Un gouffre !
D'autre part, la bonne nouvelle vient de l'Assedic : mon dossier a été revu et mon forfait journalier significativement augmenté avec un rappel de 400 €.
Toujours la même question : faut-il croire aux signes ?
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