31.05.2007

N°6 du 31 mai 2007

39ed4c8effa1688f0865001b8a3df0a8.jpg"Aide-toi, le Ciel t'aidera".

"Demandez sincèrement et il vous sera donné"

Peut-on y croire ? Cette question me préoccupe ces derniers temps. J'ai tant besoin de certitudes en ce moment. Comment savoir ? Les personnes disparues peuvent-elles nous aider sur cette terre ? A-t-on un ange gardien ? Certains pensent qu'il faut guetter les signes qu'ils nous envoient. Alors j'essaie d'y être attentive. Il se passe parfois des choses troublantes mais jusqu'à ce jour je suis toujours dans le doute. Et puis, des signes, il y en a des bons et des mauvais qui ont certainement autant d'importance. J'ai la fâcheuse manie de ne tenir compte que de bons.

...

Je reprends cette note après avoir arrêté l'ordinateur pour cause d'orage. Il est tombé une forte averse et quand je suis revenue dans le bureau il y avait deux fuites d'eau en goutte-à-goutte depuis le plafond. Les maisons d'architectes aux formes originales ne sont pas les plus imperméables.

Hier, c'était jour de ménage. J'avais prévu de dire à la dame qui vient chaque mercredi matin que je n'avais dorénavant plus les moyens de m'offrir ses services. En arrivant, elle m'a annoncé en pleurant qu'elle venait de perdre subitement sa soeur aînée. En lui donnant son chèque (emploi service) mensuel, j'ai tenté tant bien que mal de lui faire part de mes difficultés. Elle a 55 ans, elle est veuve depuis deux ans, elle est obèse et en petite forme et aurait voulu venir chez moi, où la tâche n'est pas trop difficile, jusqu'à sa retraite. Elle me fait pitié par moments mais je ne peux quand même pas venir en aide à tout le monde.

 

 

 

 

29.05.2007

N°5 du 29 mai 2007

De nouveau je ne sais plus très bien quoi faire.

La société pour laquelle je dois être concessionnaire est en pleine restructuration et la nouvelle unité de production vient juste de démarrer mais sur le mode "artisanal". Résultat, je ne sais toujours rien de l'aspect final du produit (bâtiments en bois écologiques), des prix ni des délais de fabrication. Difficile dans ces conditions de commencer la commercialisation. J'ai contacté un autre futur concessionnaire ; en attendant que tout soit prêt, il s'est lancé dans une autre activité (toujours en franchise) qui consiste à vendre des accessoires de sécurité pour les piscines et des spas. Cela ne l'empêchera pas de mener les deux affaires à la fois plus tard.

Etant sûre de ne pas avoir de rentrée d'argent avant au mieux l'année prochaine (hormis mes indemnités ASSEDIC dont je ne connais toujours pas le montant), dois-je chercher autre chose à la place, en plus, en attendant ? Et dans quel domaine ?

Le projet en cours correspond tellement à ce dont je rêvais que j'ai peur d'en perdre mon sens critique.

Quand je me suis retrouvée en arrêt maladie et sans grand espoir de retrouver un poste supportable où j'étais, j'ai pensé que la meilleure solution serait d'en profiter pour changer complètement d'activité et faire quelque chose qui me plaise vraiment. A mon âge et dans la région où j'habite, retrouver un poste de cadre m'a semblé très improbable. Je me suis donc orientée vers la création d'entreprise. En furetant sur Internet, j'ai découvert le système de la franchise, et un jour, ô miracle, une annonce qui correspondait à mes souhaits.

25.05.2007

N°4 du 25 mai 2007

31a031173e54700b46e87e79ead3b5ae.jpgDeuxième journée vide, où il ne se passe rien d'intéressant, rien qui fasse avancer le schmilblick.

Hier, j'étais invitée par mon ex-syndicat à venir témoigner lors d'une journée de formation consacrée au harcèlement moral dans l'entreprise à Meymac en Corrèze. C'est à plus de 100 km de chez moi. J'ai donc laissé un message sur le portable d'un des intervenants, que je connais depuis longtemps, pour un co-voiturage. Mais il ne m'a pas rappelée. Alors j'ai laissé tomber en annonçant que je préférais consacrer mon énergie à mes projets d'avenir plutôt qu'à ressasser le passé. Avant d'être licenciée, j'avais déjà participé à une réunion de ce genre à la suite de laquelle il devait y avoir rédaction et diffusion d'un questionnaire sur le harcèlement dans mon service. Et rien n'a été fait. Je ne me fais plus beaucoup d'illusions sur l'efficacité des syndicats dans ce domaine. Mes collègues (ex, pardon) sont bien gentils, pleins de bonnes intentions et m'affirment qu'ils me soutiennent moralement. Mais cela ne va pas plus loin. Je trouve qu'ils agissent comme des amateurs et qu'ils sont bien plus préoccupés par le maintien des petits avantages (qu'on leur accorde comme des miettes aux oiseaux) que par les problèmes de fond.

A propos du livre sur les sales-cons : une des définitions est "lèche-bottes (des supérieurs) et botte-le-cul (des subordonnés)". Pas mal !