23.08.2007
N° 15 du 23 août 2007
Hier, je venais de dire à la femme de ménage que j'allais abandonner mon projet de vente de bâtiments, quand le téléphone a sonné. C'était un homme qui avait trouvé le site de ma franchise sur Internet et qui souhaite construire sur son terrain en Corrèze un local à louer à un étudiant. J'étais tellement surprise que j'ai beaucoup bafouillé pour répondre à sa demande.
J'ai aussitôt appelé mon responsable commercial à Paris pour lui dire que je manquais sérieusement de données récentes et fiables pour répondre aux questions et lui faire part de mes doutes concernant l'existence d'un marché dans cette nouvelle gamme de prix. Il m'a assuré du contraire et m'a donné un argument qui m'a fait réfléchir : on peut réussir une affaire rien qu'en étant réactif. Pour comparer les prix, justement, il a envoyé des demandes de renseignements chez divers concurrents et il a eu très peu de réponses.
De mon côté, je me suis mise à la place d'un client qui veut une résidence de loisirs et j'ai cherché sur Internet. Je n'ai pas trouvé grand chose. J'ai reçu la doc. sur les mobil-homes : il faut compter autour de 1000 € le m² + 3000 € de loyer annuel pour l'emplacement. On ne peut pas en profiter 12 mois sur 12 et il faut le remplacer au bout de quelques années par un neuf. Un gouffre !
D'autre part, la bonne nouvelle vient de l'Assedic : mon dossier a été revu et mon forfait journalier significativement augmenté avec un rappel de 400 €.
Toujours la même question : faut-il croire aux signes ?
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21.08.2007
N° 14 du 21 août 2007
La période des vacances tire à sa fin et c'est tant mieux. Pas seulement à cause du temps, mais aussi parce que tout fonctionne au ralenti. Et quand on ne peut pas en profiter soi-même, les vacances des autres, c'est fatigant. Faire hôtel-restaurant pour une armée de pique-assiettes parisiens, c'est pas pas ma tasse de thé. La famille, c'est super, mais à petites doses.
Concernant mes projets professionnels, c'est de pire en pire :
- le premier chantier de ma future franchise (une école maternelle en Charente) est presque terminé. Il était prévu la seconde quinzaine de juillet et devait durer une semaine. J'y suis allée deux fois depuis le début du mois et je ne l'ai toujours pas vue finie. Les Allemands ont fait du beau travail. Mais à quel prix ? Est-ce rentable ? J'ai enfin obtenu les nouveaux tarifs des résidences de 48 à 108 m² : à ce prix là, qui n'est pas meilleur que le sur-mesure, je n'ai pas beaucoup de chances d'en vendre. Le prix du m² annoncé dans le document commercial ne comprend pas les fondations, le transport, le grutage, l'option toit à pentes, les équipements d'économie d'énergie... Dans ces conditions, je n'ai pas les moyens d'investir dans un local témoin dont je ne saurai quoi faire si ça ne marche pas. J'ai lu des reportages sur le projet "La bonne maison" de Yann Arthus-Bertrand avec Maisons Phenix : c'est très intéressant, même si c'est à perfectionner sur le plan écologique. Il faut savoir être réaliste.
- côté ANPE, j'ai suivi l'atelier "entretien" fin juillet. L'animatrice est vraiment passionnante. Mais je n'ai toujours pas mis au point mon super CV. L'idée de devoir toujours et encore faire ses preuves me déprime. Comme si 25 ans d'expérience ne valait rien.
Et tout ça donne un orteil endomagé (trop de casse-pieds) et un lumbago ( j'en ai plein le dos).
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